• Château de Fontainebleau

    Le château royal de Fontainebleau est un château de styles principalement Renaissance et classique, jouxtant le centre-ville de Fontainebleau, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, en France.

    . Les premières traces d'un château à Fontainebleau remontent au XIIe siècle. Les derniers travaux furent effectués au XIXe siècle.

    Haut lieu de l'histoire de France, le château de Fontainebleau a été l'une des demeures des souverains français depuis François Ier (qui en fit sa demeure favorite) jusqu'à Napoléon III. Plusieurs rois ont laissé leur empreinte dans la construction et l'histoire du château, qui est ainsi un témoin des différentes phases de l'Histoire de France depuis le Moyen Âge. Entouré d'un vaste parc et voisin de la forêt de Fontainebleau, le château se compose d'éléments de styles médiévaux, Renaissance, et classiques.

    ILe château fait l’objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862, classement complété par plusieurs arrêtés pris en 1913, 1930, 2008 et 2009. Par ailleurs, depuis 1981, le château fait partie avec son parc du patrimoine mondial de l'UNESCO.

    ci-dessous boudoir de la reine

    Le Boudoir de la reine (1786) à Fontainebleau, France, conçu par Pierre Rousseau pour la reine Marie-Antoinette. Table à ouvrage en auge de Jean-Henri Riesener,

    fauteuil à la reine copié d'après l'original de Georges Jaccob, le tabouret de pied, du même ébéniste, est d'origine

     

     ci-dessous galerie des assiettes

    Galerie des Assiettes Construite en 1840 à l'emplacement d'une ancienne terrasse, la galerie des Assiettes (dite aussi « galerie des Fresques ») possède un plafond orné de 21 peintures de l'atelier d'Ambroise Dubois réalisées vers 1600

    ci-dessous Galerie des Fastes

    Aménagée par Napoléon III en 1866 à l'emplacement d'un escalier et d'un vestibule, la galerie des Fastes (dont le plafond est décoré de l'aigle impérial, peint par Alexandre Denuelle en 1866-1867) est ornée de plusieurs tableaux illustrant l'histoire du château .

    ci-dessous Galerie François-1er

    La galerie a été confiée à l'Italien Rosso Fiorentino qui la décora de façon originale avec des peintures, des lambris, des fresques et des stucs, de mars 1535 à mai 1537 pour les stucs, à partir de 1536 pour les fresques, et qui l'acheva juste avant la visite de Charles Quint à la Noël .

    Les boiseries en noyer sculpté sont l'œuvre du menuisier italien Francisco Scibec de Carpi qui les réalisa dès 1535 avec des essences rares, mais se tourna presque exclusivement vers le bois de noyer à partir de 1539, date à laquelle il exécute le parquet de la galerie

    ci-dessous galerie de Diane

     La bibliothèque du château de Fontainebleau,

    installée dans la galerie de Diane

    Château de Fontainebleau

    Cette galerie dorée autrefois appelée « galerie de la reine » (elle reliait les appartements de la reine et le cabinet de la volière), longue de 80 m et large d'environ 10 m, a été décorée une première fois de scènes illustrant le mythe de Diane, celui d'Apollon, et les victoires du roi, par Ambroise Dubois et Jean de Hoey, sur les attiques en bois des murs et le plafond de la voûte brisée. Son ancien décor nous est notamment connu grâce à un riche album aquarellé de Percier, et à des fragments de peintures et de lambris, conservés aujourd'hui au château. Pendant la Révolution la galerie de Diane devient une prison dans laquelle furent incarcérés, entre autres, des religieux Trinitaires.

    Utilisée comme salle des banquets par Louis-Philippe, elle est transformée en bibliothèque sous le Second Empire, en 1858. Ses principaux conservateurs au XIXe siècle furent entre autres Auguste Barbier, Vatout, Jacques-Joseph Champollion, Octave Feuillet et Jean-Jacques Weiss. Contenant aujourd'hui près de 16 000 volumes rassemblés grâce à Guillaume Budé à partir de 153020, elle possède en son centre un globe terrestre installé au Second Empire et réalisé auparavant pour Napoléon Ier en 1810, et qui devait être installé aux Tuileries.

     

    ci-dessous Chambre de l'empereur

    La chambre de Napoléon a gardé l'essentiel de son décor Louis XVI (boiseries, cheminée, décors des dessus-de-porte). Elle servait en effet au XVIIIe siècle, de « cabinet à la poudre » (cabinet de toilette).

    Le décor fut enrichi pour l'empereur de victoires, abeilles, chiffre impérial, et par des peintures en grisaille d'or,réalisées par Simon-Frédéric Moench en 1811.

    ci-dessous Salle des Gardes 

    La salle des Gardes se trouve dans l'alignement de l'aile de la Belle-Cheminée. Elle était initialement sobrement peinte et ornée (par Ruggiero di Ruggieri en 1570), puisque seules les poutres du plafond et la frise supérieure étaient décorées. Ses ornements d'emblèmes militaires sont remaniés sous Louis XIII. Elle sert de salle des gardes du roi aux XVIIe et XVIIIe siècles, avant de devenir l'antichambre de l'Empereur en 1804, puis antichambre du roi en 1814, et enfin salle des Gardes en 1837.

     

    ci-dessous Salon François-Ier 

    Le salon François-Ier est nommé parfois « chambre de la reine Éléonore » à partir de 1530 ou « antichambre de la reine » dès 1565, avant de devenir salle du grand couvert de la reine et salle de spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle devint par la suite la salle à manger de Napoléon Ier (en 1804) puis servit de salon de réception sous Louis-Philippe (elle est rebaptisée salon François Ier en 1837). Seule la cheminée (réalisée entre 1535 et 1537, ornée de stucs et de fresques inspirées directement du décor du palais du Té, avec un médaillon peint représentant Le Mariage de Vénus et Adonis d'après Jules Romain) .

    ci-dessous Salon des Tapisseries 

    Longtemps salle de la Reine et salle des Gardes de la reine (au XVIe siècle), puis première antichambre de la reine à partir de 1768, cette pièce devint le premier salon de l'impératrice en 1804, de nouveau salle des Gardes de la reine en 1814, et fut transformée en salon de réception sous Louis-Philippe. Elle prend son nom actuel en 1837, lorsqu'elle est tendue de tapisseries, remplacées au Second Empire. Les tapisseries de la première moitié du XVIIe siècle décorant le salon représentent l'Histoire de Psyché et proviennent d'ateliers parisiens, d'après un modèle créé dans l'entourage de Raphaël.

    ci-dessous chambre de l'impératrice

    Cette pièce abrite la chambre à coucher de la reine depuis le XVIe siècle, et c'est là qu'est né le Grand Dauphin, fils de Louis XIV et Marie-Thérèse, le 1er novembre 1661.

    Cette pièce est surnommée ainsi la « chambre des six Marie », en référence aux différentes souveraines qui l'ont utilisée (Marie de Médicis, Marie-Thérèse d'Espagne, Marie Leszczyńska, Marie-Antoinette, Marie-Louise de Habsbourg, Marie-Amélie). La pièce a été réaménagée pour Joséphine entre 1805 et 1807, avant d'être habitée pour la dernière fois par l'impératrice Eugénie.

    ci-dessous la salle du trône

    Cette ancienne chambre à coucher du roi de Henri III à Louis XVI a été transformée en salon de l'empereur par Napoléon Ier en 1804, puis en salle du trône en 1808. Le décor mural de la salle fut harmonisé au XVIIIe siècle à partir d'éléments anciens : lors des agrandissements réalisés entre 1752 et 1754, certains éléments furent remaniés par Jacques-Ange Gabriel (deux portes à côté de la cheminée) et d'autres créés de toutes pièces dans le style rocaille (panneaux de boiseries chantournés, en face du trône).

    ci-dessous

    Vue générale de la salle de bal, photographiée colorisée, vers 1900.

    La salle de bal, dite parfois « galerie Henri II », longue de 30 m et large de 10 m, a une superficie qui dépasse 300 m2. À l'origine (sous François Ier), elle était une simple loggia (réalisée sous la direction de Gilles Le Breton) qui ouvrait sur la cour Ovale et les jardins, et qui devait être couverte d'une voûte en berceau, comme en attestent les piles de consoles de retombée des arcs. François Ier puis Henri II décident de la transformer en une grande salle de réception et d'apparat pour y organiser les fêtes royales. La conception de la salle est confiée à l'architecte Philibert Delorme. Un marché de charpenterie est passé le 13 juillet 1548 pour le couvrement de la salle.

    ci-dessous cabinet de toilette 

    Cette pièce fut décorée en 1784 de lambris dorés sculptés pour le comte de Provence. La commode porte l'estampille de Riesener. Les fauteuils, exécutés vers 1770, sont attribués à Foliot et furent copiés par Sené.

     

    ci-dessous Le Gros salon 

    Ce salon de réception, ancienne antichambre d'Anne d'Autriche, est décoré d'un plafond sculpté qui était situé auparavant dans la chambre de Henri II, mais dont le décor fut déménagé par Anne d'Autriche et remonté par André Gobert en 1659 et enrichit de dorures par Jean Dubois en 1662. Ambroise Perret l'avait décoré des figures du soleil et des planètes en 1558. Il se compose de neuf compartiments dont sept sont ornés d'allégories célestes. Le plafond possède également les armes d'Anne d'Autriche. Les murs sont ornés de tapisseries des Gobelins illustrant la vie d'Alexandre le Grand d'après des cartons de Charles Le Brun.

    ci-dessous chapelle de la trinité

    Ancienne église conventuelle des religieux Trinitaires installés ici par saint Louis en 1259, celle-ci a été rattachée au château sous François Ier Reconstruite à partir de ce règne et sous celui d’Henri II, elle reçoit la voûte actuelle sous Henri IV et fut terminée par Louis XIII puis enrichie par Louis XIV, Louis XV et Louis XVI On doit au peintre Martin Fréminet des scènes du mystère de la Rédemption de l'homme (les Trinitaires étant un ordre rédempteur) : L'Apparition de Dieu à Noé au-dessus de la tribune, L'Annonciation derrière le maître-autel, Le Christ du Jugement dernier entouré des sept premières intelligences au centre, ainsi que des personnages de l'ancienne Loi (rois de Juda, prophètes, vertus), peints sur la voûte entre 1608 et 1619.

    ci-dessous   

        le Château Fontainebleau Vue du Gros Pavillon depuis l'Étang des Carpes 

    Étang des Carpes

    Au centre d'un vaste étang peuplé de carpes tricentenaires, dont les premiers spécimens, une soixantaine, furent offerts à Henri IV par Charles de Lorraine s'élève un pavillon d'agrément octogonal à toiture basse, sobrement décoré, édifié sous Henri IV, reconstruit sous Louis XIV en 1662 et restauré par Napoléon Ier.

    ci-dessous le grand escalier du fer à cheval

    La cour du Cheval Blanc, dite aussi « cour des Adieux » ou « cour d'honneur » de forme rectangulaire, est une ancienne basse-cour puis cour de service, qui devint très tôt une cour de parade.

    Elle acquit son nom grâce à un moulage en plâtre de la statue équestre de Marc Aurèle au Capitole, installé entre 1560 et 1570, disparu en 1626, et dont une petite dalle, dans l'allée centrale, rappelle l'emplacement. La statue avait été couverte en 1580 d'un toit pour la protéger des intempéries. Cette cour était originairement close par quatre ailes du château, dont l'aile ouest, dite « aile de Ferrare », fut détruite et remplacée par une grille d'honneur aux décors napoléoniens (aigles en plomb doré, ornements autour du portail d'entrée) réalisée par Hurtault en 1808.

    Le fameux escalier du Fer-à-cheval a été réalisé en 1550 par Philibert Delorme,

    mais fut refait entre 1632 et 1634 par Jean Androuet du Cerceau. Il présente une apparence comparable à celui du château d'Anet, créé aussi par Delorme.

     ci-dessous

    Napoléon Ier en costume de sacre, par François Gérard, 1805, château de Fontainebleau, musée Napoléon Ier.

    http://fr.wikipedia.org/


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