• Le langage des arbres: un réseau de communication et de défense très élaboré.

    Que savons-nous des arbres ?

    Un forestier en Allemagne, Peter Wohlleben

    a observé que les arbres de sa région communiquent les uns avec les autres en s'occupant avec amour de leur progéniture, de leurs anciens et des arbres voisins quand ils sont malades. Il a écrit le bestseller "La Vie Secrète des Arbres"

    (vendu à plus d'1 million d'exemplaires) qui a émerveillé les amoureux de la nature. Ses affirmations ont été confirmées par des scientifiques à l'Université du "British Columbia" au Canada. Ce documentaire montre le travail minutieux et passionnant des scientifiques, nécessaire à la compréhension des interactions entre les arbres ainsi que les conséquences de cette découverte.

    Les citadins regardent les arbres comme des " robots biologiques " conçus pour produire de l'oxygène et de bois.

    Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux.

    Ils peuvent compter, apprendre et à mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades.

    Il était une fois la nature

     Les premières découvertes

    Peter Wohlleben rappelle que dans les années 1970, des chercheurs ont découvert le comportement défensif d’une espèce d’acacias de la savane africaine aux feuilles très appréciées des girafes.

    Pour se débarrasser de ces prédateurs, les acacias augmentent en quelques minutes la teneur en substances toxiques de leurs feuilles, obligeant les girafes à se déplacer d’une centaine de mètres pour s’attaquer à d’autres acacias.

    Les acacias agressés émettent par ailleurs un gaz avertisseur (éthylène) pour alerter leurs congénères de l’imminence d’un danger, ces derniers réagissant à leur tour en augmentant la teneur en substances toxiques de leurs feuilles. Les girafes n’ont d’autre choix que de se diriger vers les arbres non avertis en remontant le vent ou en parcourant une centaine de mètres.

    Les arbres ont ceci de commun avec nous, ils ont besoin de l'autre pour grandir, pour survivre, ils peuvent faire preuve de solidarité, jolie leçon non ?

     acacias se protège de ses prédateurs

    Il était une fois la nature

    Le langage des arbres

    Les chênes, les hêtres ou les sapins de nos régions tempérées réagissent eux aussi lors d’une agression, précise Peter Wohlleben. Lorsqu’une chenille mord une feuille, le tissu végétal se modifie autour de la morsure et envoie des signaux électriques. L’impulsion se propageant à la vitesse de 1cm/min, l’arbre a besoin de plus d’une heure pour synthétiser les anticorps contre les parasites.

    Un arbre est capable d’identifier l’espèce de l’insecte à la teneur de sa salive. Les arbres émettent également des substances pour prévenir les prédateurs de l’espèce agresseuse. Les ormes et les pins attirent ainsi des petites guêpes qui pondent des œufs dans le corps des chenilles envahisseuses.

    Ce défaut de diffusion très lente du signal d’alerte au sein de l’arbre est contrebalancé par l’utilisation de la voie des airs lui permettant de franchir de grandes distances en peu de temps et de prévenir les parties éloignées de plusieurs mètres. Se diluant rapidement dans l’air, le rayon d’action des alertes odorantes est néanmoins inférieur à 100 m.

     Liane entourant un arbre dans la jungle du Chtiwan-Nepal

    Le langage des arbres

    Le monde animal perçoit tous les signaux chimiques émis par les arbres, connaissant les attaques en cours et les espèces agresseuses. Les prédateurs des agresseurs peuvent ainsi intervenir au bon endroit à bon escient.

    Lorsqu’une forêt héberge des arbres solitaires ou des arbres individualistes, Peter Wohlleben souligne que les arbres utilisent le réseau des champignons pour garantir la continuité de la transmission. De fait, champignons et arbres collaborent étroitement. Sachant qu’une cuillerée à café de terre forestière contient plusieurs kilomètres de ces filaments appelés hyphes, un seul champignon peut au fil des siècles s’étendre sur plusieurs kilomètres carrés et mettre en réseau des forêts entières.

    Il était une fois la nature

    Peter Wohlleben ajoute que concernant les substances secrétées, les chênes envoient des tanins amers et toxiques dans l’écorce et les feuilles. Les saules fabriquent de la salicyline, bénéfique pour les humains (la tisane d’écorce de saule, ancêtre de l’aspirine, atténuant les maux de tête et la fièvre) mais, destructrice pour les insectes.

    Outre les parties extérieures, les arbres sont en mesure d’envoyer des messages à leurs racines qui connectent les arbres entre eux et fonctionnent par tous les temps. Les informations y sont transmises chimiquement et électriquement à la vitesse de 1cm/s.

    En effet, les racines d’un arbre s’étendent sur une surface double de celle de sa couronne extérieure et se traduisent par un entrelacement de ramifications souterraines et de points de contact et d’échange avec les autres arbres.

    Il était une fois la nature

    Outre les arbres et les buissons, les graminées échangent également entre elles et probablement toutes les espèces végétales présentes dans la communauté forestière. En revanche, en zone agricole, la végétation est silencieuse. La main de l’homme fait perdre aux plantes cultivées leur aptitude à communiquer par voie souterraine ou aérienne…. 

    Dans les bois, la biodiversité est préservée en partie grâce aux arbres qui s'échangent des informations..

    Dans « La Vie secrète des arbres », Peter Wohlleben décrit l’existence d’un très élaboré langage des arbres. En effet, ceux-ci communiquent entre eux au moyen d’odeurs et de signaux électriques. Le réseau racinaire est également utilisé pour échanger des informations sur les insectes présents dans les environs ou sur la sécheresse du sol, permettant aux arbres connectés en réseau de mettre en place des stratégies de défense collective contre les agresseurs et de s’adapter aux rigueurs du climat.

    Il était une fois la nature

    Le forestier allemand  a remarqué  et dit:

    Un arbre comme le hêtre a besoin d’être bien entouré. Par leurs racines, les arbres ne captent pas seulement l’eau du sol, ils communiquent, s’échangent de quoi se nourrir. Ils savent qu’à plusieurs, ils seront plus forts pour faire face à la météo par exemple.

    Cela vaut aussi pour les attaques d’insectes. Cette petite chenille qui grignote un morceau de feuilles ? L’arbre ne va pas se laisser faire comme ça. Il commence par produire un gaz qui va repousser les insectes. Ce gaz, les arbres voisins le sentent eux aussi et vont en produire à leur tour. Sauf que la portée de celui-ci n’est pas très grande. Mieux vaut donc utiliser des moyens de communication plus fiables.

    Le langage des arbres

    En dévoilant au grand public le comportement incroyable des arbres qui s’échangent olfactivement, visuellement et électriquement des informations vitales, Peter Wohlleben nous alerte sur les conséquences néfastes de la destruction des zones arborées anciennes ou du labourage intensif des zones de petite végétation. La résistance des arbres survivants aux agressions des parasites ou du climat s’en trouve fortement diminuée. Des siècles de ramifications et d’échanges d’informations indispensables à leur survie et leur adaptation sont anéantis à jamais.

    arbres enlacés

    Le langage des arbres

    Quelle place pour l’être humain en forêt ?

    Le film invite à revoir la gestion forestière en tenant compte de cet « aspect communautaire » de la forêt, ainsi que des interactions entre les arbres. Il porte en germe la notion de droit du végétal, de droit des arbres.

    Un nouveau contrat social qui pourrait rapprocher les professionnels de la forêt et l’ensemble de la société. Certes, le dispositif législatif et réglementaire existant (Code forestier, etc.) y apporte déjà une consistance.

    Peter Wohlleben parvient, dans le film, à une conclusion tranchée :

        « La tronçonneuse est une arme de destruction massive. »

    Il était une fois la nature

    Le saviez-vous ?

    le plus Vieil arbre connu à ce jour est un épicéa découvert en 2008 en Suède. Il est âgé de 9 550 ans.

    Les arbres réagissent au vent. Si son souffle forcit de manière inhabituelle ,  Ils renforcent leurs racines et réduisent leur croissance en hauteur.

    Plus de 40% des espèces d'arbres sont menacés d'extinction , selon l'UNION internationale pour la conservation de la nature. 

     Référence : Peter Wohlleben, la vie secrète des arbres, ( édition Les arènes).

    https://www.forestopic.com

     https://culture-crunch.com


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