• Soleil couchant

    Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées;
    Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
    Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
    Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

    Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
    Sur la face des mers, sur la face des monts,
    Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
    Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

    Et la face des eaux, et le front des montagnes,
    Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
    S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
    Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

    Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
    Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
    Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
    Sans que rien manque au monde immense et radieux !

    (Victor Hugo)


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  • Cascades
    Ruisseau, ruisseau, chante gaiement,
    Car, dans quelques instants,
    Ta douce mélodie,
    Se répétera à l'infini,
    Comme un murmure dans les mares,
    Un écho dans la nuit.

    Les rivières ont des cheveux d'argent,
    Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

    Torrent, torrent, dégringole vivement,
    Des montagnes aux sommets d'argent,
    Pour tomber avec fracas,
    Dans un éclair d'incarnat,
    Au soleil couchant;
    Au fond des vallées qui s'endorment paisiblement.

    Les rivières ont des cheveux d'argent,
    Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

    L'hiver a passé là,
    Le chant des cascades n'est plus,
    Qu'un faible murmure au fond des bois.
    A la place de cheveux d'argent,
    Scintillent des cheveux de cristal;
    Sous lesquels, un faible filet d'eau,
    Coule, en chantant tristement
    La venue du printemps.

    Les rivières ont des cheveux d'argent,
    Qui tombent épars sur leur dos de pierre.

    Rivière, rivière ,qui court lentement,
    Dans la plaine battue par les vents.
    Entends-tu le plaintif chant des mouettes?
    C'est la mer qui approche.
    La mer aux eaux turquoises,
    Dans laquelle tu te jettes
    En aval, avec un bruit de cymbales.
    Comme un feu d'artifice,
    Dans un morceau de ciel.

    Les rivières ont des cheveux d'argent,
    Qui scintillent au soleil couchant.
    (Laetitia)


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  • Déjà les beaux jours, - la poussière,
    Un ciel d’azur et de lumière,
    Les murs enflammés, les longs soirs ; -
    Et rien de vert : - à peine encore
    Un reflet rougeâtre décore
    Les grands arbres aux rameaux noirs !

    Ce beau temps me pèse et m’ennuie.
    - Ce n’est qu’après des jours de pluie
    Que doit surgir, en un tableau,
    Le printemps verdissant et rose,
    Comme une nymphe fraîche éclose
    Qui, souriante, sort de l’eau.

    (Gérard de Nerval, Odelettes)


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  • Rose jolie rose
    Reine des fleurs , rose jolie rose.
    Merveilleuse enjolivure,
    Mes jours tu rends moins monotones.
    Influente tu égayes les figures.

    Alors que tu t 'épanouis,
    Exaltant ton parfum capiteux.
    Agréable utopie ou je m'évanouis,
    Moments magiques et délicieux.


    Dans ma vie ordinaire et insipide,
    Parsemez de craintes existentiels,
      Énorme fardeau d 'une destinée sordide,
    Mais emblavé d 'instants artificiels.

    Le soleil , par ton efflorescence luit ,
    Lueur d'espoir fugace et bénéfique,
    Tu illumines mes jours et exultes mes nuits
    Par ta perfection aisée et magique.
    (Marie.C)


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  • Le cygne

    Le Cygne

    Vogue doucement beau cygne blanc,

    va très loin sur ce vaste étang,

    Et n'oublie pas de dire à tous mes amis,

    Que mon attachement sincère leur est acquis.

    Dis-leur aussi que je les aime,

    Qu'ils me sont d'une importance extrême,

    Et que le temps n'effacera point

    La force de l'amitié qui nous joint.


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