• Rosa Bonheur peintre sculptrice

    Marie-Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née  le 16 mars 1822 à Bordeaux et morte le 25 mai 1899 à Thomery,

    Rosa Bonheur, peintre et sculptrice Française, s'est imposée à force de détermination et grâce à son talent sans borne dans le monde de l'art ; captivée par le dessin dès l'enfance, elle alliera à sa passion pour les animaux la peinture et deviendra la plus grande peintre animalière de son temps, exposant dans le monde entier. A talent hors du commun, tempérament et vie hors norme.

    La gloire qu'elle connait de son vivant faiblit rapidement après sa mort ; sa peinture étant devenue trop éloignée des tendances modernes. À partir de 1980, des biographies l'ont associée aux débuts du féminisme, en raison de la vie très libre qu'elle a menée de son vivant.

    Biographie Naissance

    16 mars 1822 à Bordeaux

    Décès 25 mai 1899 (à 77 ans)  Thomery

    Sépulture    

    Cimetière du Père-Lachaise

    Nom de naissance    

    Marie-Rosalie Bonheur

    Nationalité Française

    Activités Peintre, sculptrice

    Genre artistique Art animalier

    Distinctions :    

    Chevalier de la Légion d'honneur (1865)

    Officier de la Légion d'honneur (1894)

    Œuvres principales

    Labourage nivernais (1849), Le Marché aux chevaux (1853), La foulaison du blé en Camargue (1899)

    Photographe of Rosa Bonheur by André Adolphe-Eugène Disdéri, c. 1863

     

    Jeunesse et formation

    Après la mort de sa mère, Rosa Bonheur reçoit une instruction à l'école élémentaire, puis est mise en apprentissage comme couturière, puis en pension. Son père finit par la prendre dans son atelier, où se révèlent ses aptitudes artistiques. En 1839, elle commence à étudier les animaux qui deviendront sa spécialité, tant en peinture, qu'en sculpture.

    Élève de son père  elle expose pour la première fois à dix-neuf ans au Salon de 1841. Elle obtient une médaille de 3e classe (bronze) au Salon de 1845 et une médaille de 1re classe (or) au Salon de 1848 pour Bœufs et Taureaux, race du Cantal. Cette récompense lui permet d'obtenir une commande de l'État pour réaliser un tableau agraire (pour une somme de 3 000 francs).

    Reconnaissance

    Le tableau issu de cette commande Le labourage nivernais devait rejoindre le musée de Lyon. Mais au Salon de 1849, son succès est tel, que la Direction des Beaux-arts décide de la conserver à Paris, au musée du Luxembourg. À la mort de Rosa Bonheur, l'œuvre entrera au musée du Louvre, avant d'être déplacée, en 1986, au musée d'Orsay.

    Rosa Bonheur . Labourage nivernais (1849), Paris, musée d'Orsay.

    Rosa Bonheur :  Gros plan sur un veau, peint vers 1878 

    Au décès de son père en mars 1849 , Rosa Bonheur le remplace à la direction l'École Impériale gratuite de dessin pour demoiselles (ou École gratuite de dessin pour jeunes filles) . Elle y conservera ce poste jusqu'en 1860.

    Avec son gigantesque tableau Le Marché aux chevaux, (2,44 m x 5 m) au Salon de 1853, Rosa Bonheur obtient une grande notoriété. À une époque où des polémiques opposent sans cesse romantiques et classiques, son tableau « a le rare et singulier privilège de ne soulever que des éloges dans tous les camps. C'est vraiment une peinture d'homme, nerveuse, solide, pleine de franchise ». Le tableau n'obtient aucune récompense, mais le jury publie que « Par décision spéciale, Mlle Rosa Bonheur et Mme Herbelin, ayant obtenu toutes les médailles qu'on peut accorder aux artistes, jouiront, à l'avenir, des prérogatives auxquelles leur talent éminent leur donne droit. Leurs ouvrages seront exposés sans être soumis à l'examen du jury ». Son agent et ami Ernest Gambart achète le tableau pour 40 000 francs.

    À la suite de ce succès, elle accède à une reconnaissance internationale qui lui vaut d'effectuer des tournées en Belgique et en Angleterre, organisées par Gambart, au cours desquelles elle est présentée à des personnalités, telles que la reine Victoria. Le tableau part ensuite aux États-Unis où il est finalement acquis par un Américain pour l'énorme somme de 268 500 francs-or, avant d'être offert au Métropolitain Muséum of Art de New-York.

    Rosa bonheur.  horse .Le Marché aux chevaux (1853), New York, Métropolitain Muséum of Art.

    Rosa Bonheur présente, à l'Exposition Universelle de 1855, un tableau La Fenaison en Auvergne (2,10 m 4,20 m), conservé de nos jours au château de Fontainebleau, pour lequel elle obtient, pour la seconde fois, une médaille d'or. Normalement, elle aurait dû obtenir la Légion d'Honneur, mais en tant que femme, elle ne put la recevoir.

    Rosa Bonheur. La fenaison en Auvergne 

    Historique

    En 1859, Rosa Bonheur est une artiste reconnue, recevant de nombreuses visites à son atelier de la rue d'Assas à Paris. Elle rêve d'un lieu à la campagne où elle pourrait vivre au calme, au milieu de la nature et des animaux qu'elle aime particulièrement. Elle achète le château de By, à la lisière de la forêt de Fontainebleau, et fait appel à l'architecte Jules Saulnier pour construire son atelier. C'est l'une des premières constructions en ossature métallique.

    Rosa Bonheur peintre sculptrice

    Rosa Bonheur a 37 ans, est au faîte de sa gloire, elle est la première femme française à s'acheter un château avec le fruit de son travail

    Rosa Bonheur atelier  Château de By Thomery Seine-et-Marne

    Le musée de l'atelier Rosa Bonheur est un musée privé situé sur la commune de Thomery en Seine-et-Marne dans le château de By qui fut à partir de 1859, et pendant quarante ans, la maison et l'atelier de la peintre animalière Rosa Bonheur (1822-1899). 

    Peintre animalier, Rosa Bonheur fait aménager des enclos pour ses animaux dans le parc du château ; diverses transformations sont effectuées pour rendre le château confortable. Férue de sciences, Rosa Bonheur est la toute première à faire installer l'électricité dans son atelier et dans le reste du château. Au-dessus des communs où elle fait construire un vaste atelier de style néogothique, elle trouve enfin, l'espace et la lumière dont elle a besoin pour travailler. Tout à fait dans le style de son époque, il est représentatif de ce qu'était un atelier de peintre de grand renom au XIXe siècle.

    Rosa Bonheur dans son atelier Georges Achille Fould

    Rosa Bonheur peintre sculptrice

    C'est entre ses murs que l'impératrice Eugénie lui remet en 1865 la légion d'Honneur. À cette occasion Georges Bizet lui compose une ode, la partition est visible dans le bureau de l'artiste à By. Buffalo Bill fait don à l'artiste d'un costume de Sioux, exposé dans le musée. À la mort de Rosa Bonheur en 1899, la peintre américaine Anna Klumpke, sa compagne et unique héritière, devient la propriétaire du lieu dont elle ouvre l'atelier au public en 1909.

    Portrait   Le Colonel William F. Cody (Buffalo Bill) (1889), Historial Center .

    La propriété est achetée par Katherine Brault aux descendants d'Anna Klumpke en septembre 2017. Un projet de chambre d'hôtes est adjoint au musée. Le musée-atelier et le bâtiment qui l'abrite font partie des lauréats 2019 bénéficiant du Loto du patrimoine.

    Collections

    Le musée de l'atelier Rosa-Bonheur contient principalement les objets de la vie quotidienne de l'artiste, le lieu étant resté inchangé depuis sa mort en 1899, et ses œuvres étant dispersées dans les différents musées à travers le monde (musée d'Orsay) Depuis 2011, il porte le label « Maisons des Illustres ».

    Rosa Bonheur  Relais de chasse  peint vers (1887), musée d'art de Saint-Louis.

    Rosa Bonheur : Calves 1879  le sevrage des Veaux (1879), New York, Métropolitain Muséum of Art. 

    Rosa Bonheur : Changement de pâturage dans les Pyrénées, peint vers  1863

    Rosa Bonheur . Sultan  peint vers  (1879), New York, Métropolitain Muséum of Art.

    Rosa Bonheur. Un Briquet (chien de chasse), peint vers 1856.

    Rosa Bonheur peintre sculptrice

    Rosa Bonheur . Lion en famille, peint vers 1887

    Rosa Bonheur. Cerfs et faons dans la forêt de Fontainebleau, peint vers 1862

    l'hommage à Rosa Bonheur chef de file de la peinture animalière

    Vie privée 

    « Permission de travestissement » obtenue en 1857.

    Au cours de ses années de jeunesse à la campagne, au château Grimont à Quinsac, Rosa Bonheur a la réputation d'être un garçon manqué, réputation qui la suivra toute sa vie et qu'elle ne cherchera pas à nier, portant les cheveux courts et fumant par la suite, en privé, cigarettes et havanes. Elle a toujours refusé de se marier, afin de rester indépendante, et en raison des mauvais souvenirs que lui a laissés l'attitude de son père vis-à-vis de sa mère. Et puisqu'à l'époque, le mariage fait des femmes mariées des subalternes de l'homme, elle considère qu'il l'aurait empêchée de se dévouer à son art.

    Rosa Bonheur   « Permission de travestissement » obtenue en 1857.

    La vie émancipée que menait Rosa Bonheur n'a pas fait scandale, à une époque pourtant très soucieuse des conventions. Comme toutes les femmes de son temps depuis une ordonnance datant de novembre 1800, Rosa Bonheur devait demander une permission de travestissement, renouvelable tous les six mois auprès de la préfecture de Paris, pour pouvoir porter des pantalons dans le but, notamment, de fréquenter les foires aux bestiaux ou de monter à cheval. Nathalie Micas avait également une autorisation de travestissement (visible au musée-château de By). Cependant, sur toutes les photos "officielles", Rosa Bonheur respectait la loi et portait toujours une robe.

    Si l'homosexualité de Rosa Bonheur, évoquée par plusieurs auteurs, mais refusée par d'autres n'est pas avérée, elle a cependant vécu, en réel compagnonnage, avec deux femmes. La première, Nathalie Micas, rencontrée en 1837 (Rosa avait quatorze ans et Nathalie douze), qui deviendra peintre comme elle, et dont elle ne sera séparée qu'à la mort de cette dernière en 1889.

    La seconde, après le décès de Nathalie Micas, en la personne de l'Américaine Anna Klumpke, également artiste-peintre de talent, qu'elle connut à l'automne 1889 et qu'elle reverra à plusieurs reprises. Anna Klumpke vint vivre avec elle à By en juin 1898 pour faire son portrait (elle en fera 3, entre 1898 et 1899), et écrire ses mémoires. À la demande de Rosa Bonheur, elle y restera et deviendra son héritière et sa légataire universelle (tout comme Rosa Bonheur l'avait fait, auparavant avec Nathalie Micas).

    De nombreuses rumeurs sur sa vie privée ou des médisances sur Anna Klumpke circuleront, qui la feront souffrir.

    De fait, Rosa Bonheur est inhumée à Paris au cimetière du Père-Lachaise 74 division), dans la concession que la famille Micas lui avait léguée. Elle y repose aux côtés de Nathalie Micas et d'Anna Klumpke (dont les cendres furent rapatriées en 1948, après son décès aux États-Unis en 1942).

    Le Monument à Rosa Bonheur, à Fontainebleau (1901), partiellement détruit en 1942 (taureau fondu)

    https:/ https://fr.wikipedia.org

    https://fr.vikidia.org

    ********************

    Pour ma part, je ne connaissais pas cette femme peintre extraordinaire et trop peu connue.. Ces tableaux sont si bien détaillés se rapprochant du réel .. une femme qui fut un peintre de génie de son époque..  Qui adorait les animaux... et qui aimait sa liberté...

    Et vous , qu'en pensez-vous ??

    Bisous de Chrystale.

    « Bel Automne à VousL'automne et ses couleurs »

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  • Commentaires

    2
    Jeudi 17 Octobre 2019 à 08:42

    magnifiques ces peintures animalières pleines de réalisme!et quel talent que celui de cet artiste....merci de nous l'avoir fait découvrir.

    bonne journée.gros bisous.

     

     

    1
    Mercredi 16 Octobre 2019 à 10:26

    Bonjour ma petite Chrystale,

    Un long article sur Rosa Bonheur mais très intéressant et complet.Elle avait un grand talent, ses tableaux sont superbes.

    Dans une commune de la Nièvre, où vit un de mes oncles paternels, il y a un parc Rosa-Bonheur.

    J'ai adoré ton article, superbes photos !

    J'espère que tu vas bien ? Fernand et moi ça va.

    Ce matin le soleil est revenu et il fait frais.

    Passes une agréable journée ma douce amie, gros bisous à toi et calins à Evan.

    Florence

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