• Redire je t’aime

    J’aimerais redire ces mots
    Mais à qui pourrais-je les dire
    Ces trois mots tellement beaux
    Je ne sais même plus les dire..

    Qui pourrait donc bien m’aimer
    Moi avec ma vie pourrie
    Qui pourrait donc bien m’aimer
    Et m’appeler un jour.. chérie..

    J’aimerais redire je t’aime
    A un homme qui m’aimerait tant
    Mais voici mon gros dilemme
    Je n’ai pas de prince charmant..

    *************

    Ce que je pense :

    Il arrive souvent qu'on ne voit pas ce qui est à portée de main,

    aucune cause n'est jamais perdue,

    un amour peut se déclarer à l'hiver de la vie,

    il reste un amour

    Bisous de Chrys


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  • Le cygne

    Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
    Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
    Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
    A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;


    Puis quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
    A l'heure où toute forme est un spectre confus,
    L'oiseau dans le lac sombre où sous lui se reflète
    La splendeur d'une nuit lactée
    C
    omme un vase d'argent parmi des diamants,

    Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.

    (auteur inconnu)


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  • CONTRE TEMPS

    Dans une marche à quatre temps,
    Tu m'emmènes d'un pas tranquille.

    Dans un trot à deux temps ,
    Tu me fais oublier
    qui je suis.

    Dans ton galop à contre temps,
    éloigne moi à tout jamais d'ici

    Bisous de Chrys

     


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  • La musique souvent me prend comme une mer !
    Vers ma pâle étoile,
    Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
    Je mets à la voile ;


    La poitrine en avant et les poumons gonflés
    Comme de la toile,
    J'escalade le dos des flots amoncelés
    Que la nuit me voile ;


    Je sens vibrer en moi toutes les passions
    D'un vaisseau qui souffre ;
    Le bon vent, la tempête et ses convulsions


    Sur l'immense gouffre
    Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
    De mon désespoir !

     Charles Baudelaire, La musique


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  • Les Oiseaux

    Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges,
    Ils chantent à l'été des notes de bonheur ;
    Ils parcourent les airs avec des ailes d'anges
    Échappés tout joyeux des jardins du Seigneur.

    Tant que durent les fleurs, tant que l'épi qu'on coupe
    Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis,
    Tant que le rude hiver n'a pas gelé la coupe
    Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids,

    Ils remplissent le ciel de musique et de joie :
    La jeune fille embaume et verdit leur prison,
    L'enfant passe la main sur leur duvet de soie,
    Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison.

    Mais dans les mois d'hiver, quand la neige et le givre
    Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ?
    Ont-ils cessé d'aimer ? Ont-ils cessé de vivre ?
    Nul ne sait le secret de leurs lointains exils.

    On trouve au pied de l'arbre une plume souillée,
    Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur,
    Que la brume des nuits a jaunie et mouillée,
    Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

    On voit pendre à la branche un nid rempli d'écailles,
    Dont le vent pluvieux balance un noir débris ;
    Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles
    Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

    Ô mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore !
    La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ?
    Hélas ! c'est comme nous. Et nous chantons encore !
    Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand !

    Alphonse de Lamartine.


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