•  Paris il était une fois mon quartier

     il est bon de se souvenir d’où l'on vient!!

    (source de certaines photos. www.mitchell- city.com)

    que je remercie vivement pour m'avoir donné son autorisation!

    car lui aussi était de Belleville tout comme moi!

    Paris Perdu aurait pu s'appeler Paris Volé car s'il est désormais souvent impossible de porter "ce certain regard" sur l'Est de Paris , c'est que ce Paris a été dérobé par toutes les "avancées de la modernité".

    Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé.

    C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler,

      que la ville n'est pas une entité figée.

    La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.

    Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...

    "Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain

    et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."

     
    (Pier Paolo Pasolini)

      il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

    19ème /20ème arrondissement

    Edith Piaf, Odette Laure, Michel Serrault,

    Guy Marchand et Eddy Mitchell

    sont nés ou ont usés leurs fonds de culottes dans ce

    quartier-village…

    sans oublier la môme Piaf et Maurice Chevalier.

     Photo ci-dessous prise depuis la Place des Fêtes en 1960,

    montre l'angle de la rue du pré-st-Gervais et de la rue des bois. Paris 20ème

    aujourd'hui plus rien n’existe de tout ça.

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

    ci-dessous

    Quartier Belleville 1969 quartier très typique .
    19ème côté impair et 20ème arrondissement côté pair.

    on pouvait laisser nos maisons portes ouvertes sans crainte!!

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

     ci-dessous

    Station de Métro porte-des Lilas!

    ou je descendais pour aller travailler!

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

    ci-dessous

    Bains douches municipale du 19ème arrondissement

    pas de douche chez soi à cette époque!!

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

     ci-dessous

    1960 station de métro Pyrénées

    ligne toujours fréquentée!

    maintenant c'est plus comme ça!

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

     ci-dessous mon quartier

    c'est pas si vieux que ça il y a  50/ 60 ans!!

     en descendant la rue de Belleville

     prolongeant l'avenue Simon bolivar

     avec tous les commerçants.

     19ème arrondissement

    j'allais faire mes courses à pied et je peux vous dire que la rue de Belleville

    est très longue il fallait beaucoup marcher!

    on y trouvait de tout dans cette rue !

     on finissait par sympathiser avec les commerçants!

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

       ci-dessous

     la rue des Pyrénées, qui traverse le 20ème

     arrondissement de Belleville

     en passant par Ménilmontant et la place Gambetta.

     Les citées HLM du Bd d'Algérie,

    de la rue du Dr Potain,

    du Télégraphe, sans oublier, presque au coin

    Pelleport le 140 rue de Ménilmontant (20ème),

     une immense cité de trente escaliers,

    six étages sans ascenseur

     où tous les genres d'individus étaient mélangés,

    des gens biens, des flics, des gangsters.

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

    ci-dessous

    Rue du Jourdain
    l'église St jean 19ème Arrond.

    derrière  cette place du Jourdain  une école des filles

    c'est là qu'allait ma fille .

    ( c'est pas facile de retrouver exactement les endroits

    ou j'ai vécu

    car tout a été rasé ou presque)

    pour faire place à des grands immeubles de hauts standings!!

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!

    ci-dessous

    un rappel du Parc ou j’habitais à 5 minutes à pied!

    PARIS - PASSERELLE DU PARC DES BUTTES-CHAUMONT

    qui s'appelle  le pont suspendu

    ce pont traverse le lac. qui nous mene au belvédère.

    tout en haut vue imprenable!! on domine tout Paris!

    http://www.parisenimages.fr/

     il est bon de se souvenir d'ou l'on vient!


    11 commentaires
  • Vivre en ville va devenir un privilège.

     l'inflation  des prix  de l'immobilier Belleville, à Ménilmontant,  chasse les anciens habitants.

    Ce sont maintenant des bobos des( nouveaux riches) qui ont jetés leur dévolu sur ces quartiers de l'Est parisien.

    Des peintres, des photographes, des architectes ou des designers s'installent dans des usines désaffectées ou dans des ateliers miteux qu'ils réhabilitent à prix d'or.

    Certaines agences immobilières se sont même spécialisées dans ces futurs lofts tant recherchés par ces nouveaux habitants pour qui le paraître est essentiel.

    Un bobo pensera fréquemment : "J'ai acheté un lieu atypique ... donc je suis atypique" !

     ci-dessous

    enfilade de cours vous poussiez une porte qui donnait sur la rue!

    et à votre grande surprise,en ouvrant

    vous tombiez dans une cour avec  un jardinet des parterres de fleurs une fontaine

    fleurie et des résidents!

    vu de dehors il vous était impossible de savoir que cette richesse

     se trouvait derrière cette porte de ce petit immeuble un vrai petit paradis!

    il existe encore des coins comme ça aujourd'hui mais il faut chercher!

    car les promoteurs sont là!!

    ci-dessous

    PARIS -

    LE CARREFOUR DU BOULEVARD DE LA Villette

    ET LA RUE DE BELLEVILLE

    Paris (XIXème arr.).

    Le carrefour du boulevard de la Villette et la rue de Belleville

    là ou est née EDIT PIAF.

    http://www.parisenimages.fr/

    carrefour de Belleville un passé fort et riche en histoire!

    ci-dessous

    Entrée des abattoirs de la Villette. Paris, 1928 aujourd'hui ils sont déplacés

    http://www.parisenimages.fr/

    ci-desssous

    PARIS - METRO AERIEN -

    ROTONDE DE LA VILLETTE

    Paris (XIXème arr.).

    La place Stalingrad, avec le métro aérien et la rotonde de la Villette

    http://www.parisenimages.fr/

    ci-dessous

    PARIS - LA CANAL SAINT-MARTIN

    Paris (XIXème arr.).

    Le canal Saint-Martin et le rond-point de la Villette, vers 1940

    vous voyez ici des péniches pour le transport de sables.

    http://www.parisenimages.fr/

     


    1 commentaire
  • Paris perdu!

    (source des photos. www.mitchell-city.com)

    que je remercie vivement pour m'avoir donné son autorisation!

    car lui aussi était de Belleville tout comme moi!

     

    Dans 10 ans, il n'y aura plus l'ombre de catégories populaires dans l'Est parisien. Le marché, mais aussi les pouvoirs publics, les mairies ... tout pousse à la requalification de ces quartiers ...

    même s'il y a parfois des résistances de quelques groupes d'habitants qui veulent conserver leurs cadres et leurs modes de vie.

    Car certains préfèrent continuer à vivre ici - en quasi communauté -  dans des immeubles, à la limite de l'insalubrité, que des promoteurs cherchent à raser pour faire de nouveaux programmes.

    Mais les gens de Belleville qui aiment depuis toujours leur quartier, "leur village" comme ils disent, ne veulent pas de ces nouveaux programmes ... avec restaurants à sushi, galeries d'art contemporain ou d'avant garde et "concept-stores" ... Tout un monde dans lequel ils ne se reconnaissent pas.
    Et pourtant, s'ils sont chassés, ils devront partir à 20, 30, 40 km ... là où les prix sont moins élevés...

    Ainsi, la ville se transforme, car... bien sûr la ville n'est pas une entité figée, ...

    ainsi va la ville, ainsi va la vie ...dans la belle ville de Belleville.

    ci-dessous

    salle de cinéma comme au bon vieux temps.

    le Ménil-Palace (1955), 38 rue de Ménilmontant

    ce cinéma passait tout genre de films. les péplums bien sur avaient leur place.

    le Ménil Palace était une salle de 2è vision, c'est à dire que les films en fin d'exclusivité atterrissaient dans les nombreuses salles de quartier.

    il a fini sa carrière en se spécialisant dans les films en langue arabes (74/75) avant de fermer ses portes.

     Entre le 19ème, Belleville, la rue de Flandre et le 20ème, Ménilmontant,

    place Gambetta, il y avait une bonne trentaine de cinémas

    ci-dessous

    Les cinémas de Belleville

    voici mon quartier ou j'ai vécu

    ce cinéma que vous voyez ci-dessous que je fréquentait assez souvent!

    19ème et 20ème arrondissement

    tu traversais la rue  et tu changeais d'arrondissement

    Les Tourelles  de la porte des Lilas, le Provence  au 39 rue des Lilas.

    Près de l'hôpital Hérold, rue du Général Brunet au 49 nous retrouvons le Danube, ex-Théâtre qui a connu Sarah Bernard au début du siècle avant de devenir un Cinéma. 

    ci-dessous

    Le Féerique c'était mon cinéma préféré à l'époque!

    j'allais voir les plus grands spectacles avec ma meilleur amie!

    Le Féerique était situé 146 rue Belleville juste avant l'église du Jourdain St jean Baptiste de Belleville,

    un peu plus bas à gauche
    au 6 rue du Jourdain
    l'Alcazar.

    Le Florida, au 373 rue des Pyrénées à l'angle de la rue Levert,

    était un ancien ring de boxe qui avait pour particularité d'offrir différent prix d'entrée suivant le confort du siège,

    bancs, fauteuils, chaises avec ou sans coussins…

    Passé la rue des Pyrénées, toujours rue de Belleville,

    se trouvait un dancing nommé "la taverne de Belleville", Edith Piaf voit le jour (1915) sur les marches du 72.

    Le Théâtre de Belleville était au 46, un cinéma assez pittoresque avec ses deux balcons dans la salle tout comme le Belleville-Pathé 

    situé plus bas à la droite au 23 de cette rue.

    ci-dessous

    le Cocorico salle de cinéma ou prenait plaisir de venir mes parents.

    Il y avait au 42 le Paradis, sans oublier au 8 les Folies-Belleville ancien théâtre et Music hall ou Line Renaud a débuté.
    En redescendant sur la droite avant le Boulevard de la villette

    il y avait au 13 le Floréal un cinéma plutôt familial,

    Boulevard de Belleville au 118 le Bellevue et au 128 le Cocorico un ciné animé par la jeunesse qui venait dans cette salle,

    un peu plus loin Boulevard de Ménilmontant le XXème siècle ce lieu était à l'origine un Music Hall et des colonnes se trouvaient au milieu de la salle

    ce quartier a vu naître Maurice Chevalier

     

    café du cocorico

    Ciné Bellevue 50 / 70

    Chanté et photographié à l'envie, les quartiers de Belleville mais aussi ceux de Ménilmontant, du Père-Lachaise, de Charonne, et de Bagnolet occupent une place à part dans l'imaginaire parisien.

    Mille réminiscences du passé et autant de figures - de Casque d'Or à la môme Piaf et à Maurice Chevalier - nourrissent une légende que les amateurs de poésie urbaine peuvent cultiver ici, sans se forcer. Ce sont ces figures qui vous accompagneront dans vos ballades sur les pentes de la colline inspirée!

    Reste que le promeneur, empruntant les rues escarpées ou s'aventurant dans des villas secrètes à jamais endormies, n'a jamais le sentiment de pénétrer dans un sanctuaire.

    Et c'est bien cela, la séduction du petit miracle bellevillois que de nous inviter à découvrir un territoire intime, tout à la fois ... hérissé de souvenirs, mais aussi ... encore bien vivant.

     

    (source des photos. www.mitchell-city.com)

     


    3 commentaires
  • Au début du XXe siècle, le photographe Louis Vert a capturé des images touchantes du "petit peuple" parisien, à redécouvrir aujourd'hui grâce à la Société française de photographie (SFP)

     

    Dans sa collection, qui est la plus importante collection privée de photographies historiques en Europe, la Société française de photographie (SFP), association qui existe depuis 159 ans, dispose de ces images exceptionnelles prises par Louis Vert (1865-1924). Ce photographe amateur est un pionnier du photo-reportage et a parcouru les trottoirs parisiens pour immortaliser les "petits métiers", mais aussi les clochards de la capitale au début du XXe siècle.

    source:  http://www.linternaute.com/actualite/histoire

    ici une vendeuse de légumes

    Louis Vert  / Société française de photographie

    Au début du XXe siècle, le photographe Louis Vert a capturé des images touchantes du "petit peuple" parisien. Des clichés en noir et blanc à redécouvrir aujourd'hui, grâce à la Société française de photographie, qui nous ouvre sa collection. Ici, une vendeuse de légumes, avec sa carriole et sa balance. A l'arrière-plan, on remarquera des annonces pour des cours de dessin.

     

      une vendeuse de glaces

     

     

    Cette marchande de glaces sur le pavé parisien a réussi à attirer quelques clients. Dans cette série, Louis Vert (1865-1924) a photographié toute une galerie de vendeurs ambulants de la capitale.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

     urinoir appelé aussi vespasienne

    Sur ce cliché, Louis Vert a capturé un homme âgé chargé du nettoyage des urinoirs. Sur ce mobilier urbain s'affichent des publicités, dont l'une pour le déstockage de magasins chics : "Habillez-vous richement avec les laissés pour compte des grands tailleurs". Les "laissés pour compte", un parallèle du photographe avec la situation de vieux balayeur ?
      Louis Vert / Société française de photographie

     

     Le nettoyage du pavé parisien

    Les petits métiers de Paris vers  1900

     

    Dans sa série "Les petits métiers" (1900-1906), qui compte pas moins de 85 sujets, Louis Vert a notamment photographié un "arroseur à la lance place de la Concorde". Une photographie qui dévoile un ancien système de tuyauterie.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    Une marchande de ballons

    Les petits métiers de Paris vers  1900

    Ce cliché permet d'observer, plus de 100 ans après, les tenues portées par les marchandes ambulantes du début du XXe siècle. Et un landau d'époque.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    Un pâtissier ambulant

    Les petits métiers de Paris vers  1900

    Toujours au début du XXe siècle, ce pâtissier ambulant appâtait les enfants et leurs parents avec ses douceurs autour du bassin du jardin du Luxembourg.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    De la soupe vendue dans la rue

    Les petits métiers de Paris vers  1900

    Cette marchande de soupes réchauffait les passants. Mais attention, ici pas question d'emporter son achat comme cela se fait aujourd'hui : à consommer sur place, dans des bols fournis par la cuisinière et récupérés ensuite.
     
    Louis Vert / Société française de photographie

     

    source:  http://www.linternaute.com/actualite/histoire


    4 commentaires
  • Au début du XXe siècle, le photographe Louis Vert a capturé des images touchantes du "petit peuple" parisien, à redécouvrir aujourd'hui grâce à la Société française de photographie (SFP)

     http://www.linternaute.com/actualite/histoire

      

    Chauds, les marrons !

    La vente de marrons chauds, une vraie tradition en France, puisque ce vendeur attirait déjà les passants à Paris, au début du XXe siècle.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    Des clichés instantanés

    une femme balayant les trottoirs et caniveaux

    Lors de l'hommage rendu à Louis Vert en 1925, quelques mois après sa mort, la Société d'Excursions des Amateurs de Photographies soulignait la qualité du travail de cet artiste amateur. "L'instantané en photographie n'est pas toujours facile et bien que nombre d'amateurs le pratiquent couramment, bien peu arrivent à des résultats vraiment intéressants". (Louis Vert, photographe de l'animation de la rue à Paris, Alain Fourquier, "Au bibliophile parisien")
     
    Louis Vert / Société française de photographie

     

     

    une clocharde

    Le photographe amateur Louis Vert était issu d'un milieu modeste, d'où peut-être la proximité avec les Parisiens "simples" qu'il a immortalisés, qui se dégage de ses clichés. Parallèlement à sa passion pour la photographie, il exerçait le métier d'imprimeur, dans l'imprimerie familiale.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    un rémouleur

    Les clichés de Louis Vert constituent un vrai témoignage historique. Outre les petits métiers et ouvriers aux activités disparues, celui-ci avait également photographié les clochards à Paris.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    Cartes postales et paniers

    Sur cette image apparaît la petite pancarte "les cartes postales des Halles se vendent au 106 rue de Rambuteau". Au haut de l'échelle, l'appareil photo.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    A l'affût des "cris de Paris"le vitrier

    Louis Vert, à travers ses clichés, était à la recherche des "cris de Paris", prononcés par ces personnages ambulants qui trottaient sur le pavé parisien et peu à peu remplacés par des kiosques et autres boutiques.
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    Un pionnier du photo-reportage

    En 2009, des photos de Louis Vert ont été exposées au Jeu de Paume. Le catalogue de cette exposition sur "les amateurs photographes autour de 1900 dans les collections de la Société française de photographie" décrivait cet homme comme un "pionnier du photo-reportage".
      Louis Vert / Société française de photographie

     

    Un peintre à l'ouvrage

    Dans sa série photographique, Louis Vert n'a pas seulement immortalisé les marchands de la capitale. Les artistes ont aussi leur place sur le pavé.
      Louis Vert / Société française de photographie

     source  http://www.linternaute.com/actualite/histoire


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique